La liberté d’étudier des prisonniers politiques du shah

Dans l’Iran des années 1970, la présence des plus grands esprits et des futurs leaders de la République islamique donne de faux airs d’ « université » aux geôles du shah. Alors que la monarchie Pahlavi est sur le point d’être balayée par la Révolution, début 1979, ces prisonniers politiques de tous bords, laïcs ou religieux, étudient, échangent, transmettent…

Téhéran, un soir de 1974. La troupe de théâtre vient de finir sa répétition et s’apprête à quitter l’appartement, loué pour l’occasion. À peine un pied posé dehors, voilà que les hommes armés de la Savak, l’omnipotente police politique du shah, débarquent, encerclent et embarquent tout le monde en camionnettes. Direction prison. Le « crime » des hommes de théâtre ? Travailler sur la pièce de Maxime Gorki, Les Petits bourgeois.

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